
11/12/2009 / jbe

FRANCINE JOHN-CALAME Les partis de gauche ont présenté leur soutien à la candidate écologiste cet après-midi. (Archives David Marchon)
Le Parti socialiste, Solidarités, le POP et les Verts apportent leur soutien à la candidature de Francine John-Calame pour l'élection complémentaire au Conseil des Etats. Ils l'ont annoncé cet après-midi en conférence de presse.
Selon la gauche neuchâteloise, l'actuelle conseillère nationale «a la fibre écologique, sociale et économique que les partis de gauche souhaitent voir plus fortement représentée au Conseil des Etats.»
Quatre autres candidats briguent le siège de Didier Burkhalter à la Chambre des cantons: Raphaël Comte (PLR), Pierre Hainard (UDC), Roger Favre («Prosper et Archibald») et Edy Zahnd («liste de tous les citoyens neuchâtelois»). Le premier tour de l'élection se déroule le 17 janvier. /comm-jbe
12/12/2009 / PROPOS RECUEILLIS PAR CLAUDE GRIMM
03/12/2009 / François Nussbaum
A l'«heure des questions» du Conseil national, Francine John-Calame (Verts /NE) voulait savoir quel partage des frais (par exemple entre la Suisse et la France) était prévu pour les frontaliers tombant au chômage. Son idée était que, si la négociation entamée à ce sujet se révélait favorable à la Suisse, l'assurance chômage pouvait être révisée de manière plus sociale que ce n'est le cas.
La réponse du Conseil fédéral ne lui a guère permis d'aller plus loin. La Suisse et l'UE négocient effectivement la reprise d'une directive européenne, car la première phase d'application de l'accord de libre circulation (sept ans) s'est achevée fin mai 2009. Selon cette directive, le pays d'emploi rembourse au pays de résidence les trois premiers mois d'indemnités de chômage d'un frontalier.
Combien en coûtera-t-il à la Suisse? Difficile à dire, note le Conseil fédéral: tout dépend de la conjoncture et du marché du travail. Ce qui est sûr, c'est que le nouveau régime sera plus favorable que celui de la période 2002-2009, durant laquelle la Suisse a rétrocédé aux pays de résidence la totalité des cotisations payées par les frontaliers. C'est-à-dire des sommes considérables.
La France, par exemple, aimerait bien revenir au régime précédent. Pour la Suisse, pas question. Surtout que cette rétrocession était basée sur de vieux accords avec les pays voisins, en dérogation de l'accord de libre circulation qui ne prévoit aucun remboursement réciproque (ni cotisations, ni prestations). C'est d'ailleurs ce régime-là qui prévaut, transitoirement, depuis juin 2009.
Francine John-Calame voulait savoir, par exemple, si la France avait fait des réserves entre 2002 et 2009, les cotisations rétrocédées étant probablement plus élevées que les prestations françaises versées aux frontaliers chômeurs. Auquel cas, la Suisse aurait pu négocier une solution inférieure aux trois mois prévus dans le nouveau régime. Mais la France ne dira rien. La Suisse non plus: secret de négociation. /fnu
«Le canton de Neuchâtel est le meilleur canton. C'est celui qui vote le plus souvent et le plus massivement selon les recommandations du Parti socialiste.» Dans le décor plutôt bourgeois de l'hôtel DuPeyrou, à Neuchâtel, Hans-Jürg Fehr s'est montré élogieux envers le canton qui accueille en cette fin de semaine le groupe socialiste aux Chambres fédérales. Confiant aussi dans la capacité de ses camarades neuchâtelois: selon lui, ils peuvent à tout le moins conserver les acquis du PS, deux sièges au National et deux aux Etats.
Lire la suite : Le Parti socialiste mise sur Neuchâtel (Canton de Neuchâtel)
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