Francine John, âgée de 55 ans, est l’aînée d’une fratrie de huit frère et soeurs. Elle est l’épouse de Claude, éducateur spécialisé retraité depuis peu.

Les époux John, dont les deux enfants sont étudiants, se sont établis au Cerneux-Péquignot il y a peu (commune voisine de La Brévine bien connue sous sa dénomination de «Sibérie de la Suisse»). Ils se sont installés dans l’ancienne ferme familiale, magnifique bâtisse dont l’immense toit orienté est-ouest est si caractéristique des bâtiments agricoles des montagnes neuchâteloises construits au XVIIIe siècle. Le bâtiment comporte plusieurs logements dont celui de Francine et Claude, largement aménagé par leurs soins en mariant avec beaucoup de goût matériaux et techniques modernes (chauffage au bois et solaire, notamment), avec des éléments anciens originaux ou parfois récupérés. La nouvelle conseillère nationale y a consacré une large partie de ses loisirs durant près de deux ans, appréciant plus particulièrement les travaux dont le bois est la matière première (local ou FSC, bien sûr !). Francine s’est rendue populaire à La Chaux-de-Fonds, notamment au travers de ses intenses activités, tant à la FRC (Fédération romande des consommateurs) dont elle a tenu le bureau «Consommateur informations», qu’au sein du groupe local de l’ATE (Association transports et environnement). Elle a été élue au Grand Conseil en 1993, puis au législatif de sa ville en 1996 dont elle a démissionné après un an à la suite de sa réélection au Grand Conseil en 1997. La députée a quitté le Grand Conseil durant sa troisième législature à ce niveau en 2002, afin de pouvoir pleinement se consacrer à sa formation de médiatrice familiale.

Mais la politique, qui la passionne, l’a rapidement rappelée, puisque qu’après les élections communales de 2004, elle s’est vue attribuer un siège à l’exécutif du Cerneux-Péquignot, elle devenait ainsi la seconde élue des Verts dans le canton à occuper un poste dans un Conseil communal. Elle est en charge du dicastère de l’instruction publique, des affaires sociales, de la santé et de la gestion des déchets. Elle souhaite conserver ce poste, en parallèle à celui de conseillère nationale, car plusieurs dossiers lui tiennent particulièrement à coeur, notamment celui de l’accueil parascolaire des enfants, pour lequel une solution régionale est recherchée. Après avoir occupé divers emplois et consacré le temps nécessaire à ses enfants, sa carrière professionnelle l’a conduite à l’Association pour la Défense des Chômeurs de La Chaux-de-Fonds (ADC) dont elle assura la charge d’animatrice permanente jusqu’au mois dernier. Cette association s’est fait connaître au niveau national en lançant, dans un premier temps seule, soutenue en fin de parcours par Solidarités Genève entre autres, le référendum facultatif contre l’Arrêté fédéral du 13 décembre 1996 sur le financement de l’assurance-chômage. Le succès des référendaires, l’un des rares dans l’histoire du pays, acquis lors de la votation populaire du 18 septembre 1997, a créé une grande surprise dans le monde politique et les médias suisses, d’autant que le parlement avait largement accepté cette proposition du Conseil fédéral par 105 voix contre 65; rappelons brièvement que le projet visait à réduire les coûts à charge de la Confédération (déjà!) en réduisant notamment les indemnités journalières des chômeuses et chômeurs. Au Conseil national, membre de la Commission de politique extérieure, les sujets ne manqueront pas, pour lesquels sa formation récemment achevée de médiatrice familiale ainsi que sa personnalité empreinte de pacifisme seront des atouts. Les assurances sociales figurent parmi ses domaines de prédilection; elle va notamment se pencher sur plusieurs aspects qui sont souvent sources de situations inacceptables pour l’humaniste qu’elle est. C’est donc une personnalité attachante qui ne manquera pas de se faire connaître grâce aux solutions pragmatiques qu’elle proposera.